A Hau Thao, j'ai retrouvé la force d'une nature apprivoisée et pourtant qui reste sauvage.
Les mains des enfants savent tout faire, couper, presser, construire, décorer, caresser, frapper. Ils sont en parfaite harmonie avec la réalité qui les entoure. Les jeux sont directement lié à leur environnement.
J'ai vu qu'Elie est complètement adapté à ce monde, c'est inné chez lui.
Je me suis posé la question de savoir s'il fallait montrer des photos de lui, ou encore raconter sa vie ici, et je pense que la réponse est oui. J'utilise bien les photos des autres enfants, alors pourquoi pas celles de mon propre fils ? Avec parcimonie tout de même et élégance bien sûr.
J'ai attrapé des poux, c'est la première fois depuis des années alors qu'il doit y en avoir sur chaque têtes de tous les âges. Elie, lui, pas un seul ! Faut dire qu'il a été chez le coiffeur couper court et que les trois tifs tout fins qu'il a sur le caillou n'offrent pas un habitat convenable à ces horribles bestioles.
A gauche c'est Cong, ( aiguille en français ) c'est l'amoureuse d'élie, elle veut se marier avec lui.
Pour Elie, jouer avec ces enfants est une respiration, il est fort comme eux. Les enfants français et vietnamiens ont souvent peur de sa force physique alors que les enfants hmongs pas du tout. Il répliquent, se défendent et donnent le change. ils se battent tous pendant des heures et tout se passe bien. Même les filles ! Une révélation pour moi, je le comprends mieux.
Il a chuté de 3 mètres contre une paroi de pierres, tout droit comme un i. J'ai cru qu'il était cassé de partout, mais je me suis trompée, à peine une égratignure. Aussi solide qu'une pierre. Ces enfants là sont incroyables.
La petite Shein ( ci-dessous ) c'est tout un poème. Elle a quatre ans, petite comme une souricette, agile, rapide, forte comme une lionne. tendre aussi, câline. Et en plus hyper photogénique. C'est la super copine des quatre cents coups d'Elie.
Moi, française, je suis comme un enfant de quelques mois dans ce décor, je ne sais rien faire de la terre, je ne sais pas nourrir un animal, ou encore marcher des heures avec un enfant sur le dos. Cette pénibilité de la vie a aussi un revers qui est la grande beauté de l'osmose avec son territoire.Les voir c'est beau, c'est contempler chaque minute. La technologie ne peut pas y survivre, c'est soit l'un soit l'autre. Et ainsi, les mains des enfants peuvent se rafraîchir tranquillement dans les courants d'eaux fraîches.
Je commence un peindre un nouveau livre, un gros livre directement inspiré de cette Nature humaine, animale et florale. J'éspère réussir à traduire la fragilité et la force de notre planète à travers du papier bambou, de l'encre de chine, et mes mains qui vont les guider. Ces mains qui sont aussi le reflet de nos âmes.
ps : pour m'encorager à tenir ce blog, merci de me laisser des petits messages.
ps2 : une petite photo carte postale pour vous donner envie de venir nous visiter ^^