Retour carbonisé à Hanoï.
Hanoï, aux millions de tentacules, tu bourdonnes de tes abeilles, je ne sais plus où je suis ni où je dois aller. Je me laisse battre dans ton coeur, c'est chaud chez toi, on sent ta masculinité Hanoï. Je t'allume de l'encens pour te dompter, je pratique la langue des ancêtres aussi. C'est l'ailleurs, c'est un déracinement.
Je n'ai pas assez de mains pour te recevoir mais j'accepte volontiers ta nourriture. Vietnam, enfant de l'est, fuseau en décalage avec tout ce que je sais.
Tes bébés me rassurent. J'ai vu dans leurs yeux qu'on pouvait recommencer sans cesse, avec un visage neuf, des pinceaux bien colorés, qu'il suffisait d'accepter l'inacceptable, comme un cadeau de la Vie. Je n'ai plus peur Hanoï, je suis forte de ton énergie.




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