Penser avec la Nature et les animaux, leur demander quelle est la place de l'Homme, questionner sa propre Nature et bestialité, j'écris volontairement Nature avec un N majuscule parce qu'elle serait comme Art ou Vie, parce qu'elle guiderait chacun de nos comportements malgré tous les efforts qu'on fait pour s'en débarrasser.
Etre dévorée vivante, dépecée, la faune ne s'embarrasse pas, c'est brut et trash. A quoi peut bien me servir de regarder ce spectacle macabre ? A revenir à ma pensée, qui n'est possible seulement parce que je suis une humaine qui n'a pas besoin de passer son temps à essayer d'échapper à ses prédateurs. Alors oui, pensons plus, pensons à embellir le monde de nos belles pensées et peut-être que j'échapperai à la réincarnation en insecte...
Et il y a les Fleurs, fraîches, miraculeuses, tendues dans une énergie de beauté et d'éphémérité. Je peux les regarder des heures, les dessiner dans mes pensées et en imprimer les formes variées. Elles ont aussi des saisons, et leurs cycles sont de douces attentes. Je me souviens, à saint Hilaire d'Ozilhan en France, que je connaissais chaque période de fleurs et que je les attendais toutes, je n'osais même plus les ceuillir après quelques années, leur langage m'était devenu si familier, que les déraciner me rendait bien triste.
La plus belle fleur, c'est l'enfance, l'ultime apprentissage, c'est la Nature brute.
Je regarde les enfants comme un miracle, comme un enseignement profond. Ce n'est pas l'insouciance ou la confiance, l'enfance est le mystère, vulnérable et ouvert.
Je regarde les enfants comme un miracle, comme un enseignement profond. Ce n'est pas l'insouciance ou la confiance, l'enfance est le mystère, vulnérable et ouvert.
Tout est dans leur regard, transparent, leurs joies comme leurs souffrances. Ils sont dans l'instant présent, voilà le plus beau cadeau. D'autant plus beau qu'on ne s'en souvient pas.
Ils dégagent une grande douceur, ils sont d'ailleurs chéris par les hommes qui s'occupent d'eux. on ne les tue pas pour les manger ( seulement s'il meurt accidentellement ) on les appelle papa et maman buffles. Leurs cornes forment des croissants de lune, j'aime bien les toucher, on sent toute la puissance de la tête. Ils ne travaillent dans les rizières qu'une seule fois par an, le reste du temps, c'est la liberté dans les montagnes. Je ne sais pas pourquoi ils sont si bien traités comparés aux autres animaux, est-ce leur charisme naturel ?
Nature et Culture.
Art et Vie
Et peindre...
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