Pastels secs sur papier
Vietnam, pays des oiseaux aux mille couleurs capturés pour leurs chants, leurs sifflements, leurs doux ou stridents pépiements. Dans leur cage, ils ne surfent plus sur les courants venteux, l'air ne lisse plus leurs plumes, ils n'ont plus la grâce de leur liberté. Ils seraient mieux morts. Je me demande alors ce qui les attache ainsi à la vie, lorsqu'on en libère un, il court comme un poulet et il retourne dans sa cage en clopinant, car il est devenu incapable de voler. A l'aube, ils tremblent de froid, leur cellule est unicellulaire, pas d'ami de malchance, rien pour les réchauffer. Chaque jour, je leur donne une brindille qu'ils récupèrent comme un trésor et mettent dans leur mangeoire. Les oiseaux connaissent la résignation, je l'ai vu. Ils ont sûrement beaucoup à m'apprendre sur les réalités des barreaux, des peurs et des projections inutiles.
Peut-être sont-ils simplement en méditation profonde ?
Peut-être ont-ils déjà compris que les cruautés de ce monde sont vaines ?
Peut-être sont-ils chanteurs populaires au karaoké des prisons invisibles?
Petit moment au coin du feu. Mẩy prend la pose. Maman Mú brode sous la lampe.



Attention attention!
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Merci Marine ne nous faire partager sur ce joli blog tes impressions de voyage.
RépondreSupprimerTrès belle année à toi.
Fabienne Tisserand
Merci Fabienne, je suis très heureuse de lire un petit mot de toi. Ca fait chaud au coeur, Clémentine et toi avez de délicates attentions, merci ^^ Bonne année à toute ta famille !
RépondreSupprimerJoli ton texte sur les otages volontaires, mais bien triste.
RépondreSupprimerLa résignation est ce qui nous tue, nous aussi les humains.
Oui, j'y ai vu comme une parabole....
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